La pénurie de talents et de compétences s’aggrave en France, en Angleterre et en Allemagne

4 décembre 2014 par

Paris, Londres et Berlin ne forment pas assez de travailleurs qualifiés.

La France dispose d’un bon système éducatif mais est handicapée par la rigidité de la réglementation de son marché du travail. L’Angleterre est confrontée à une pénurie de talents dans de nombreux secteurs, malgré un chômage qui reste élevé. L’Allemagne devrait être pénalisée par un manque de compétences quand les travailleurs qualifiés partiront à la retraite.

Ces constats sont dressés par les experts du cabinet international de recrutement Hays et du cabinet de prévisions Oxford Economics qui ont réalisé l’édition 2014 de l’index mondial des compétences. 31 pays y sont passés au crible de sept indicateurs, allant de la politique éducative aux salaires en passant par la réglementation du marché du travail. Les auteurs de l’enquête accordent à chaque indicateur une note allant de 0 à 10. Plus la note est basse, meilleure est la situation.

En Europe, l’Angleterre souffre à la fois d’un taux de chômage de longue durée qui reste élevé malgré un retour de la croissance et d’une pénurie de compétences dans de nombreux secteurs. Les employeurs ont particulièrement du mal à recruter du personnel qualifié dans les secteurs de l’ingénierie et de l’informatique. «La situation devient critique, bien que le taux de chômage soit de 6 %», explique Alan Thomson, président du conseil d’administration du cabinet international de recrutement Hays et administrateur non exécutif du groupe Alstom dont il préside le comité d’audit.
La patrie d’Elizabeth II est aussi victime de son système éducatif. «Les jeunes sont encouragés à aller à l’université. Ils en sortent avec des diplômes qui ne sont pas adaptés au marché du travail. C’est tout le contraire de la France qui possède l’un des meilleurs systèmes éducatifs sur les 31 pays étudiés. Le système scolaire français permet aux jeunes de s’orienter vers un bac général ou un bac professionnel», observe Alan Thomson. Les entreprises et le monde de l’enseignement ont de plus beaucoup de mal à dialoguer. «L’Angleterre a également abandonné l’apprentissage. Résultat, le pays manque de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs comme le bâtiment », poursuit Alan Thomson.

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